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Vadim Piankov : Moscou-Bruxelles-Paris....

Sa première scène fut la vie elle-même. Il y a vu passer différents régimes politiques. L’époque Brejnev, pleine d’absurdités et sans surprises, dans une ville provinciale soviétique. Celle de Gorbatchev qui a fait exploser le pays, l’histoire, le train de vie de millions de gens, et leurs mentalités, enfin.

Vadim Piankov entame des études théâtrales dans la ville de Saratov, tandis que la plupart des jeunes de sa génération rêvent d'un avenir de businessman ou de gangster. Et il y a eu ses premiers rôles sur de vraies scènes.

Mais Vadim ne s’arrête pas là et part à la conquête de la capitale pour rentrer dans la meilleure école de cinéma en Russie, le VGIK. Et c’est durant cette période qu’il fait la rencontre qui bouleversera plus tard sa vie. Il découvre Jacques Brel qui ouvre à Vadim un nouveau monde poétique – rebelle, sarcastique, plein d’amour et de compassion, de haine et de protestation.

C’est grâce à ces chansons que Vadim devient francophone et francophile. Il fait ses premières traductions de Brel et les chante devant des spectateurs intrigués sur le Vieil Arbat, la rue moscovite devenue pendant « la perestroïka » un lieu d’expression artistique sans censure. La chanson lui permet de poursuivre ses études, d’approfondir son talent d’interprète, de rencontrer de nouveaux publics.

Vient alors une autre époque, celle d’Eltsine, celle de l’ouverture, ou plutôt des ouvertures, pour ceux qui osaient. Et Vadim part à la découverte du pays brumeux de Jaques Brel, débarque dans les cafés chantants de Bruxelles, aborde les scènes des théâtres belges. En interprétant ce rebelle du « plat pays » en langue des steppes, il marie dans son âme, profondément slave, deux héritages culturels, passionnels et poétiques, russophone et francophone.

Il ne pouvait passer inaperçu. En 1999, la chaîne de télévision belge RTBF le choisit comme interprète de la chanson de Brel, « Ne me quitte pas », dans l’émission « Chanson du siècle ».

Le répertoire de Vadim Piankov s’enrichit, il enregistre des disques, avec des textes d’Alfred de Musset, Louis Aragon, Gérard de Nerval, Paul Verlaine, Jean Cocteau, Paul Eluard, Guillaume Apollinaire, Brassens et Barbara, Vissotsky et Okoudjava... et, bien sûr, ses propres textes.

La Belgique devient petite pour cet artiste sans frontière. Il s’installe en France mais ne s’arrête jamais de voyager… PARIS-MOSCOU-BRUXELLES....

 

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